TheologosAnalele Universității de Vest din Timișoara · Seria Teologie

Numărul 9 / 2003

Déterminations sur le synaxaire byzantin


Par l’actuelle communication, à partir du synaxaire byzantin consacré – qui constitue la base d’autres synaxaires ou ménologes orientaux -, nous tentons d’offrir plusieurs suggestions et rectifications, pour obtenir plus tard un calendrier orthodox roumain très homogène et, simultanément, irréprochable. À cet effet, nous utiliserons une bibliographie large, indiquée à la fin.

Commençons notre exposé avec la date de 1er SEPTEMBRE (le début de l’année ecclésiale). Au premier septembre, dans tels synaxaires, surgissent faussement l’appélative Marie et le topique Measine (17, 614), au lieu de Marthe et Messènè. En sept.2, récemment et droitement apparaît la construction Jean le Jeûneur, et non “l’Ermite”, inadvertence qui persiste dans quelques livres (9, 285; 22, 1023). Du XVIIe jour, il faut qu’on orthographie Agapi, non Agapis (13, 511).

Pour OCTOBRE nous observons que, au cas où saint Démétrius (oct.26) – selon les dernières recherches – a été seulement diacon (6, 81), ce personnage dit Nestor (du jour suivant) n’a pas existé effectivement et, dans cette situation, on propose l’insertion du nom Prokla, l’épouse de Pilate, specifiée par le calendrier byzantin traditionnel (11, 326). Au 29 oct., certains ménologes (9,298) mentionnent un Abramios închisul (l’incarcéré), adjectif déplacé, vu que le terme hellénique “Enkleistos” (15,116) – en ce cas – possède l’acception: l’Anachorète, l’Ascète ou l’Ermite.

En ce qui concerne le mois NOVEMBRE, pour nov. 7 nous pouvons formuler: Lazare le Galésiote (3,238; roum. Galesiotul), non “din Muntele Galissiei” = du Mont de la Galissie (13,514; région inexistante), au fond Galession. Également, la dénomination Ștefaniada de nov. 11 (13,514) est erronée; on dit – justement – Ștefanida (Stéphanite) ou, plutôt, Stéphanne (roum. Ștefana). Il est utile qu’on relève – en un mot – la mission des apôtres Philippe et André (nov. 14 et 30) à l’intérieur de la Scythie Mineure (Dobroudja) (5,159; 19,206). Pour Grégoire – évêque d’ “Acragande” (pl. en roumain; 13,515) s’impose la correction suivante: évêque d’Agrigente (Agrigentum, aujourd’hui Agrigento-Sicilie). Le nom réel d’Onuphre a été Pinuphre (1, sub voce).

Pour DÉCEMBRE apprécions que l’oronyme Latro (jours de 13 et 15; 13,516 et 517) s’exprime – plus exactement – Latros ou Latmos (18,29); sainte Théophanne (13,517) était en original Théophano (2,564). Il est nécessaire que le numéro 14000 (déc.29) soit écarté du synaxaire – comme y ont procédé les Grecs orthodoxes américains - , étant donne le fait que le chiffre respectif est métaphorique, représentant tous les bébés; en réalité, les Innocents massacrés par Hérode Ier numériquement n’ont pas été que quelques dizaines. Ensuite, David l’empereur (de déc.26) fonctionnait à titre de roi (8,534); les Juifs n’ont pas possédé autrefois un empire.

Quant à JANVIER, le premier jour, la locution “Tăierea-împrejur cea după trup” peut être substituée à “la circoncision...” Théodose n’a pas été “le père de la vie cénobitique” (13,518), mais le Cénobiarque, c’est-à-dire chef de communauté monastique-koinobion. Pachôme le Grand (+346) est le vrai créateur de la vie monacale sous sa forme communautaire (18,25). Le nom authentique de Brétanion (13,519) est Vetranion (19,208). En guise de la syntagme “doctori fără de arginți” (médecins sans argents, Anargyres; 13,519 et 530; janv.31 et juill.1) il aurait fallu l’expression plus tranchante: “fără plată” (à titre gracieux).

Par rapport à FÉVRIER, notamment 7, Parthénios a activé en tant qu’évêque de Lampsakos, non de Damas (13,520). Naturellement, Pangratios (févr. 9 et juill. 9; 13,520 et 530) on calligraphie Pankratios (roum. Pancratie). Au 22 févr. (13,521) on indique des martyrs “din Eughenia” (d’Eugénie, région inexistante). Le synaxaire grec-americain pourtant précise: “Gate of Eugenius”. Il s’agit de la Porte d’Eugenios (évêque constantinopolitain) qui correspond à la toponymie de Constantinople (4,327). Conformément aux ménologes byzantin et néogrec, Talaléou (févr.27) se transcrit Taléléou (roum. Taleleu; grec. Thallélaios; 11,326).

Au sujet de MARS, nous évoqons Alexis (de 17), l’homme de Dieu: cette expression symbolique sera guillemetée. Nous suggérons qu’on renonce (mars 29) au pluriel “Aretuse” (roum.). Une autre rectification nous sollicitons pour mars 30: Euvula (non Evula: 13,523).

Concernant AVRIL (11), Trifina se corrige en Triféna (grec. Tryphaine). Le 12 avr., nous citons: Parion (2,164); ni Paria (13,524), ni Pariu (14,491). Dans le but d’éviter la confusion avec ce mouvement de révolte né pendant la Première Guerre mondiale dans les milieux intellectuels et artistiques occidentaux, nous pouvons adapter l’anthroponyme thrace Dada (avr.13 et 28) ainsi: Dadas (6,47), forme d’ailleurs fréquente. Relatif à Sabas le Goth (d’avr.18), étant d’origine cappadocienne, le déterminatif ethnique sera guillemeté. Il n’est pas identique à Sabas le Stratélate (d’avr.24), comme croient quelques chercheurs (10,249-307). En outre, Filipia du 21 avr. (13,525) on lit – précisément – Philippa (21,425; en roum. Filipa).

Dans le cadre du mois de MAI (le jour 11), montrons que le concept “înnoirea Constantinopolului” (la rénovation de Constantinople) est moins correspondant que “l’inauguration...”, aussi Jean le Valach (mai 12) en face de Românul (le Roumain). Nous plaidons pour encore autres substitutions: Prusia – Prusse (13,527) avec Brousse (en turc Bursa, en roum. Brusa) et Dalmația (mai 30) ou Dalmatie-région de la Croatie – sic! – avec Dalmaton de Constantinople (2,810).

À propos de JUIN (les journées 20,22 et 30), il est recommandable qu’on adopte les versions présentes: Patara, Samosata; Râmeț (non: “Patara” et “Samosate” – pl. en roum.; “Râmeți” – probablement erreur typographique).

Quant à JUILLET, nous soumettons à l’examen nos modifications: Athos (non „Aton”, cinquiéme jour); Olga ou Helga de juill.11, grande-du-chesse (12,232;21,1522), non „impératrice” (13,530); Michel Maleïnos de juill.12 (3,50), non „cel din Malein”; Kerykos (roum. Chiric) de juill.15 (2,406), non Cyriakos, roum. Chiriac.

Dès maintenant, un problème qui se rapporte à AOÛT (le deuxième jour). Le nom de Justinien I – étant omis par le synaxaire byzantin classique et à cause de la circonstance que ce souverain succombait pour hérétique (aphthartodokète) – après tout sera éludé. Justinien (527-565) est „le Grand” empereur dans l’histoire, non pour la hagiographie.

La principale fin de notre article est de souligner la nécessité d’une étude approfondie (7,149; 16,293-320) visant aux biographies (vitae) de tous les saints.

Rezumat

Articolul de față aduce îndreptări privind diferite nume și situații din calendarul ortodox. S-au impus aceste precizări, deoarece scăpările în cauză s-au perpetuat nejustificat prea mult timp.