TheologosAnalele Universității de Vest din Timișoara · Seria Teologie

Numărul 8 / 2002

L’évêque Veniamin Nistor (1886 – 1963)


Il est né le 11 / 22 février 1886 à Arpătac (près de Brașov), en recevant au baptême le nom de Virgil. Son père a été le prêtre Dionisie Nistor (1861 - 1919), fils de paysan de Porumbacu de Jos (département de Brașov) et sa mère Elena (1861 - 1939), née Stanciu a été la nièce de l'archiprêtre Ioan Petnic de Brașov. Les époux Nistor avaient huit enfants, Virgil en étant le troisième. Veniamin Nistor a suivi les classes primaires (1-2) à l'école du village, ensuite les classes 3-4 à l'école confessionnelle orthodoxe - roumaine de Brașov, et le lycée confessionnel orthodoxe „Andrei Șaguna" de Brașov. Il a été un élève éminent en remportant des prix chaque année. Le 3/5 mai 1904, il a fait partie du groupe d’élèves qui, en achevant la tradition sacrée du nationalisme de Transylvanie, a déposé la couronne portant le tricolore sur la croix d'Andrei Mureșan1. Quand il avait 15 ans, son père est mort. Élevé par sa mère dans l'esprit de l'amour pour Dieu, il suivit l'Institut Théologique de Sibiu, après avoir terminé le lycée. À la fin des études, en 1909, il a été ordonné prêtre dans la paroisse Vâlcelele (départ. de Covasna). Après son installation, il a renoncé à la paroisse et, en recevant une bourse, il continuera ses études à Bucharest, à la Faculté de Théologie et ensuite à Cluj, où il fréquantera pendant un an et demi la Faculté de Lettres et de Pholosophie.

Il a été ordonné diacre célibataire le 9 juillet 1913 et prêtre le 15 août, de la même année par le métropolite Ioan Mețianu, comme titulaire au Séminaire Nifon. Il a été embauché aux Archives du Consistoire diocésain, ensuite, le même métropolite l'a envoyé en 1913 à Bucharest après quoi, il a été nommé prêtre à Zărnești jusqu'au 28 janvier 19152. À partir du premier février 1915 jusqu'au 15 septembre 1918, il a été prêtre militaire ayant le grade de capitaine, sur les fronts de Galice, jusqu'en Italie. Comme prêtre référendaire de l'Armée VII de Galice, il a pris en soin l'assistance spirituelle des soldats.

Il a participé à la Grande Assemblée Nationale du 1er Décembre 1918 d'Alba - Iulia en3 contribuant, comme d'ailleur tous les jeunes de l'époque, au redressement du pays. Il a dirigé la Garde Nationale de Zărnești du 15 septembre 1918 jusqu'au 15 janvier 1919, étant nommé, ensuite, chef du service à l'Inspectorat de l'Instruction et des Cultes du Conseil Dirigeant du Sibiu et de Cluj. Il a été nommé secrétaire au nouveau diocèse de Cluj mais, malade, il a interrompu cette activité jusqu'en 1922.

En tant que secrétaire de l'Archivêché de Sibiu, entre 1922 et 1926, il a été conseiller référendaire et, jusqu'en 1939, conseiller. Pendant toutes ces années, il a collaboré avec le métropolite Nicolae Bălan, en gagnant son appréciation. Il s'est donné de la peine pour la construction du Foyer des prêtres de Bazna, qui sera inauguré le 2 juillet 1939. Il a organisé l'impressionnant pèlerinage roumain à Jérusalem en septembre 1929, sous la direction du métropolite Nicolae Bălan4. Veniamin Nistor a examiné les monastères de Bucovine, de Basarabie, de Moldavie et d'Olténie pour l'histoire desquels il a eu un grand amour. Il a participé aux Congrès de l'Astre et il a pris part activement aux Congrès de l'Association du Clergé Orthodoxe de Roumanie. Il a été membre de l'Assemblée diocésaine de Sibiu et membre du Congrès National des Églises. Il a été le référendaire délégué et confesseur du monastère des religieuses Sainte Elisabethe de Cluj et de l'Institut des religieuses de charité près du monastère. Après cela, il a été coopté expert technique dans la Comission du Ministère de l'Extérieur comme représentant de l'Église Orthodoxe Roumaine, pour l'analyse des problèmes concernant l'État Hongrois et, en décembre 1940, il a été nommé membre de la Comission mixte roumaino - hongroise, mais qui n'a pas fonctionné.

Veniamin Nistor a publié plusieurs études dans lesquelles il a soutenu les doléances de l'Église et des prêtres orthodoxes, dont nous mentionnons: „Confessionalisme politique" (Sibiu, 1930), „l'Église Orthodoxe et le budget des Cultes" (Sibiu, 1930).

Pour son activité à l'Archivêché de Sibiu pendant 19 ans, l'évêque Nicolae Colan de Cluj, à l'occasion de l'anniversaire de ses 60 ans, lui faisait la présentation suivante: „L'honnête homme vaut bien à tout sorte de travail . . . La chancellerie du prêtre secrétaire était ouverte toujours pour ceux qui avaient des affaires au Consistoire, aussi que pour ceux qui n'y avaient rien à faire. Il écoutait les pétitions avec patience, les demandes étaient reçues avec bienveillance, il donnait des conseils avec ardeur et savoir - faire, il écoutait les mauvaises nouvelles avec discretion, nécessaire dans son travail tandis que les bonnes nouvelles étaient recues avec la joie de l'homme qui voulait détendre son esprit, de temps en temps. Personne ne sortait de la chancellerie sans avoir le sentiment reposant d'avoir discuté avec un homme qui respectait son travail et qui voulait rendre justice à tout le monde, sur le bien fondé de la loi et de la tolérance fraternelle. Avec son naturel béni par Dieu, ce n'est pas étonnant qu'il ait réussi à demeurer dans les coeurs de la communauté chrétienne au milieu de laquelle il a vecu".5

En jouissant de l'appréciation du métropolite Nicolae Bălan, le prêtre Virgil Nistor a été ordonné archiprêtre le 23 mai 1926. Après avoir passé sa vie en célibat, il a été tonsuré moine le 7 avril 1940 au monastère de Căldărușani, quand il a reçu le nom de Veniamin. Ensuite, il a été ordonné vicaire général, le 28 avril 1940 et, le 17 juin 1940, archimandrite.

Le 25 avril 1941, le siège du diocèse de Caransebeș est devenu vacant, comme suite à l'avènement de l'évêque Vasile Lăzărescu, titulaire à l'évêché de Timișoara; les membres de l'assemblée du diocèse ont pensé à l'archimandrite Veniamin Nistor et le conseil du diocèse, réuni, le 11 avril 1941, a demandé au patriarche Nicodim l'élection d'un nouveau évêque6. La lettre de Nicolae Bălan adressée au patriarche Nicodim contenait la même chose: „Vu les circonstances exceptionnelles d'aujourd'hui, il est nécessaire que les élections d'un nouveau évêque de Caransebeș soient organisées le plus vite possible, dans le but de diriger pastoralement le clergé et les chrétiens et à cause des complications qui sont en train d'apparaître dans le voisinage de Banat".7 Le patriarche Nicodim convoquera le synode permanent le 15 mai pour analyser l'adresse du Conseil du diocèse de Caransebeș concernant les élections de l'évêque, ensuite il a envoyé au métropolite Nicolae Bălan la décision du synode d'en disposer les nécessaires8.

Par une télégramme (3624) du 19 mai 1941, le patriarche Nicodim demandait au diocèse de Caransebeș d'envoyer au Conseil Central Ecclésiastique la liste des membres du Congrès National des Églises et la liste des membres de l'Assemblée épiscopale9. Le Conseil du diocèse, par le rapport du 20 mai 1941, annoncait les membres du Congrès National des Églises, parmi lesquels nous mentionnons: Laurențiu Busuioc, Romul Ancușa, Dimitrie Zgăvârdea, etc., et les membres de l'Assemblée épiscopale étaient en nombre de 59, provenant de 20 de circonscriptions électorales10. L'élection de l'évêque de Caransebeș a été précédée par une Liturgie officiée dans la Cathédrale Patriarcale par Sa Sainteté, l'Archiprêtre Veniamin Ploieșteanul, assisté par 6 prêtres et diacres. Le procès - verbal dressé par le Collège électoral, le 15 juin 1941, a consigné, entre autres: „141 membres y ont été présents, parmi lesquels 91 ont voté Veniamin Nistor qui, par conséquent, a été déclaré évêque élu de Caransebeș".11

Le saint Synode a approuvé à l'unanimité l'élection de „Sa Sainteté, le Pieux Archimandrite Veniamin Nistor dans le siège d'évêque de Caransebeș, et lui a accordé le rang de prélat en décidant de proposer à Sa Majesté le Roi, par le ministre de la Culture Nationale et des Cultes, la confirmation de l'investiture du nouveau élu"12; le Ministère de l'Instruction, de l'Éducation, des Cultes et des Arts, par l'adresse 31816 de 1941 répondait au Patriarcat: „nous avons l'honneur de vous faire savoir que par le décret no. 1664 du 7 juin 1941, S. S. Veniamin Nistor a été confirmé au rang d’évêque de Caransebeș, dans le Siège épiscopal pour lequel il a été élu".13

Après avoir reçu ces documents, Veniamin Nistor a fait, le 7 juillet 1941, une déclaration dans laquelle il disait: „ainsi je reçois cette nouvelle (d'avoir été confirmé comme évêque de Caransebeș) et je n'en ai rien contre; je vous promets de proteger de tout mon coeur et de toutes mes forces les chrétiens du diocèse de Caransebeș et je bénirai le nom de Dieu, car a Lui soit la gloire, maintenant et pour toujours ! Amen".14

Le dimanche de la Pentecôte, le 8 juin 1941, à Sibiu, dans la Cathédrale Métropolitaine, a eu lieu la messe de sanctification en tant que prélat de Veniamin Nistor dans le Siège épiscopal de Caransebeș. Le Concile hiérarchique a été composé par S. S. Métropolite Nicolae Bălan d'Arad, S. S. Vasile Lăzărescu - évêque de Timișoara, S. S. Vasile Stan de Maramureș et S. S. Partenie Ciopran de l'armée15. Après avoir été recu dans la communauté des évêques, pendant le service des vêpres, dimanche matin, avant la Liturgie, l'archimandrite Veniamin Nistor a fait la confession de foi, en déclarant qu'il respectera les canons et la tradition de l'Église et que la bonté et la justice vont inspirer l'acte de gouvernement du diocèse qui lui avait été confié. Le service divin a culminé avec le moment où Veniamin Nistor a reçu les vetêments de prélat et la couronne épiscopale tandis que la chorale de l'Église chantait la cantique: „Il est méritoire . . . ". à la fin de la cérémonie, le métropolite Nicolae Bălan lui a adressé les paroles suivantes: „Vous avez été élu Saint Père évêque du diocèse historique de Caransebeș. Vous y trouverez ses illustres précurseurs et une ancienne tradition de l'Église. Inspirez - vous de ce passé glorieux et dirigez dans l'esprit de cette tradition le peuple benoît et dévoué de ce diocèse".16 Veniamin lui a répondu par une belle allocution en affirmant: „Je m'efforcerai que la foi demeure dans l'âme de ce peuple. Mes projets respecterons la doctrine de l'Église, donc le Saint Évangile".17

Le 14 juin 1941, a eu lieu l'investiture de Veniamin Nistor en tant qu’évêque de Caransebeș. La cérémonie a eu lieu à Bucharest dans la salle royale du Palais de l'Avenue de la Victoire. Devant une impressionante assistance, le Roi lui a remis „la verge de Moïse" de la part des fidèles de l'évêché de Caransebeș. Dans l'allocution d'investiture, Veniamin a souligné „la consolidation de la famille chrétienne roumaine qui occupera une place à part dans mes préoccupations et le cheminement spirituel des jeunes dans le chemin de la vertu".18

Le 23 août 1941, l'évêque Veniamin entrera dans le territoire de son diocèse par Vama Marga et les localités de la Valée de Bistrița qu'il a parcouru dans son chemin vers Caransebeș l'ont accueilli avec beaucoup de chaleur. Les festivités ont été couronnées par la Liturgie archiépiscopale. Le Concile était composé par le Métropolite Nicolae Bălan, l'évêque Andrei Magiaru d'Arad, Vasile Lăzărescu de Timișoara, Nicolae Popovici d'Oradea, Policarp Marușca rentré du diocèse missionaire orthodoxe des États Unis et l'évêque Veniamin Nistor de Caransebeș. Parmi les personnalités laïques, nous mentionnons le général Radu Rosetti - le ministre de la Culture Nationale et des Cultes, le général Dragalina, le colonel Ioan Utză - préfet de Severin. À la fin de la messe, le délégué du Gouvernement a lu le décret royal de confirmation du nouveau évêque et l'archiprêtre Emilian Cioran a lu le décrêt patriarcal de confirmation du nouveau élu et ordonné dans le Siège épiscopal de Caransebeș19.

Après les discours prononcés par Nicolae Bălan et le ministre Rosetti, Veniamin Nistor a montré qu'il „se laissera guidé par l'esprit de la fraternité et de l'amour qui réunissent tous dans une indestructible unité de pensée et de fructueux actes de charité".20

Dès son installation, l'évêque Veniamin a promis d'être auprès des prêtres, de leurs problèmes et initiatives. Il a accordé une grande importance aux missionnaires, ce qui s'est reflété dans ses pastorales parmi lesquelles nous mentionnons: „L'organisation de la vie chrétienne pendant les Pâques", „L'Assistance sociale", „La Sainte Eucharistie et la Confession" etc.21 Il a organisé des conférences, des débats spirituels; à la première conférence archiépiscopale, il disait: „L'archiprêtre doit être une preuve vive de vertu, être toujours prêt à la méditation et à la prière, à la lecture permanente des Saintes Écritures et au renouvellement des méthodes pastorales soutenues par la lecture des livres théologiques. Dans son travail, il doit s'appuyer sur les sociétés religieuses "Sf. Gheorghe„ et “L'armée du Seigneur”; les archiprêtres qui connaissaient et accomplissent les premiers les commandemments doivent veiller avec rigueur que les prêtres soient, à leur tour, actifs, dans ce sens".22 En ce qui concerne les cathéchèses, l'évêque en établissait les thèmes, dont nous mentionnons une de 1941: „Le prêtre au service de l'Église et du peuple".

Dans les conditions particulières de l'année 1940, quand des parties du pays ont été perdues, immédiatement après son installation, Veniamin a participé avec quelques prêtres à une grande mission organisée par le métropolite Nicolae Bălan parmi les Roumains de Transylvanie. Pendant trois semaines, 600 communes ont été visitées et il y a officié des Liturgies, des baptêmes et d'autres services divins. La visite programmée en Jugoslavie, en 1943, n'a pas eu lieu à cause de la guerre. À l’occasion des visites effectuées dans les villages de Banat, il a constaté que la natalité était en décroissance; dans ce sens, il a publié, en 1941, la brochure „Le problème de la dénatalité de Banat".

Le 23 février, à l’âge de 60 ans, on a pu constater de belles réalisations: 100 visites canoniques, la sanctification de 10 églises, 36 liturgies, 4 pélérinages aux monastères du diocèse, 97 inspections d'information, 6 conférences, 4 délibérations avec les archiprêtres, 3 débats avec les cathécumènes des écoles secondaires23. Par un travail soutenu, Veniamin est devenu un réel fondateur et organisateur du diocèse. Il a été préoccupé par l'édification d'une cathédrale, rêve qu'il n'a pas accompli. En vue de réaliser cette cathédrale, il a crée le „Fond Veniamin Nistor" en faisant lui-même une donnation: „comme preuve de l'appréciation et de l'amour que je porte à l’Église et à ses fidèles, j'offre mes épargnes jusqu'à mon élection comme évêque, en somme de 700.000, afin de créer un fond qui portera mon nom".24 En 1946, le fond était de 31 millions, la soeur de l'évêque et son mari, le pharmacien Mihai Pătrășcanu y ont donné deux arpents de terre en valeur de 25 millions lei.25 L'édifice allait se nommer „La Cathédrale de la Douane Banatienne".26

Un autre rêve de l'évêque était de construire un nouveau bâtiment pour l'Académie Théologique et un internat „afin que l'éducation des futures générations de prêtres se réalise dans l'esprit actuel."27 Il s'est préoccupé aussi de la construction d'un lycée pour les jeunes - filles; dans ce but, il a adressé au Ministère de l'Éducation Nationale un mémoire qui a eu comme résolution la réalisation de cette école, aidée personellement par l'évêque.28

L'organisation de la vie monacale du diocèse a été aussi dans l'attention de l'évêque. À son arrivée dans le diocèse, il y avaient trois monastères (Călugăra, Izvorul Miron, Sf. Ilie de la Izvor)29 et deux ermitages: Sf. Ilie de Muntele Mic et Piatra Scrisă - près d'Armeniș. Pendant son activité pastorale on a bâti l'ermitage de Muntele Mic, qui a été sanctifié le 6 août 1946. Des rénovations ont été commencées au monastère Mrăcunea de la Valée du Danube mais elles n'ont pas été finis. Plusieurs églises du diocèse ont été peintes et rénovées; pour la peinture de la cathédrale de Lugoj, il s'est déplacé personnellement à Bucharest pour recevoir la somme d'argent nécessaire. L'évêque a fait des donations et a accordé toute son aide aux églises de Jitin, Surduc, Scăniș, Copăcele et aux églises en bois de Semenic, Poiana Mărului, Marila.

Pour l'organisation de l'assistance sociale, il a crée un „Fond de charité" et a envoyé des circulaires aux offices des paroisses en leur demandant de créer, à leur tour, un „Fond de la pitié", pour entraider les veuves, les blessés et les orphanes. En 1942, il a fait appel pour la collecte de vêtements chalereux nécessaires aux soldats. L'évêque a visité lui-même les blessés et les souffrants des hôpitaux30, et il a payé les abonnements aux revues pour les malades des hôpitaux de Caransebeș, Lugoj, Băile Herculane31.

Homme de grande culture, l'évêque Veniamin Nistor a compris le rôle de l’esprit dans le processus d'illumination du peuple, en recommandant la lecture de la Bible, des livres et des revues théologiques et de culture générale aussi. Il a dirigé la revue „L'autel de Banat" (1944) et la „Feuille Diocèsaine", „Le Calendrier du Roumain". Dans le premier numéro de la revue „Altarul Banatului", Veniamin Nistor écrivait: "cette revue était nécessaire dans la vie de notre diocèse. Elle cherchera d'être au service de notre othodoxie qui a été et demeure le fondement de l'existence de notre peuple et elle continuera de porter l'inestimable trésor de son âme32.

L'évêque a accordé beaucoup d'importance à l'enseignement théologique. Par exemple, la rénovation de l'internat diocésain a supposé de nombreux sacrifices. L'existence de l'école théologique a été, à un moment donné menacée par le Décret de la loi 368 du 23 mai 1942 qui envisageait la situation des Académies théologiques de la Métropolie d'Ardeal. À l'occasion de l'assemblée générale de l'Association du Clergé „Andrei Șaguna", l'évêque Veniamin a lancé une motion concernant le maintien de l'Académie de Caransebeș, problème repris aussi dans le discours tenu à l'ouverture de l'assemblée du diocèse du 23 mai 194333. L'école de chantres a continué son activité avec une interruption d'une année pendant la guerre.

La bibliothèque du diocèse, ouverte aux étudiants en théologie et aux prêtres a été dotée à son arrivée comme évêque avec 50 volumes et, à travers le temps, le nombre des livres a augmenté, surtout après la décision du Ministère de la Culture de faire passer l'inventaire de l'ex-séminaire théologique de Chișinău (6.000 volumes) dans le patrimoine de l'Académie de Caransebeș34.

Pour la propagande religieuse et culturelle, le Conseil épiscopal a crée, en 1942 un Fond Spécial, constitué des donations des Usines de Fer de Reșița (50.000 lei), les Usines Méthalurgiques unies de Titan - Nădrag-Călan (50.000 lei) et la Communauté de fortune de (100.000).

Veniamin Nistor a publié, en 1942, un livre de prières, en 10.000 exemplaires et, en 1943, une nouvelle édition, en 150.000 exemplaires. En 1944, il a publié aussi un hymne à la Vierge Marie.

Le diocèse historique de Caransebeș a été supprimé le 5 février 1949 par la fusion avec l'Archiévêché de Timișoara dans le cadre du Palais Métropolitain de Banat. Nous trouverons l'évêque Veniamin Nistor à Alba - Iulia, à la retraite où il sera le moine supérieur du monastère La Sainte Trinité de la cathédrale de la Réunification. Il quitta ce monde le 5 février 1963, à l'âge de 77 ans, étant enterré près de l'ermitage „Jean-Baptiste" d'Alba - Iulia.

Son image demeurera toujours dans les coeurs des fidèles du diocèse de Caransebeș.